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L'eau, la comprendre, la trouver, l'extraire et la boire

 

1. Comment utiliser cet élément indispensable

 

S'il vous arrive d'être perdu loin de tous lieux habités, avant même de vous mettre à la recherche de nourriture solide ou d’un abri, vous devrez vous souciez de trouver de l’eau. Lorsqu’on dispose d’une quantité suffisante d’eau, on peut parfaitement survivre pendant plus d’une semaine en étant complètement privée de nourriture, alors que, sans eau, on ne résistera que peu de temps, tout particulièrement dans l'atmosphère desséchante des régions arides et des hautes montagnes. On estime que dans les zones désertiques, en saison chaude, la ration journalière minimale au repos est de l'ordre de 3 litres et que, pour mener une activité normale, on doit disposer de 8 à 12 litres d'eau par jour. On n'est d'ailleurs généralement pas conscient de l'importance de cette perte d'eau, parce que l'on n'a pas la sensation de transpirer : la peau est sèche, la sueur n'a pas le temps de s'épancher. Il s'ensuit une forte réduction de la diurèse.

Si vous pouvez disposer de ressources en eau illimitées

Il est inutile de vous imposer un rationnement quelconque. Buvez ce qui vous fait envie. Vos reins ont besoin d'eau pour remplir leur rôle. Certaines personnes ont parfois des principes parfaitement irrationnels à cet égard et, la fatigue aidant, si elles y sont prédisposées, se retrouvent atteintes de coliques néphrétiques.

Si vous êtes en climat sec

Vous êtes donc conduit à consommer une grande quantité d'eau, souvenez-vous que votre sueur est salée et que sa perte ne saurait être simplement compensée par de l'eau douce. Les troubles entraînés par la déshydratation ne sont pas ceux d'un simple « dessèchement » mais relèvent de déséquilibres ioniques complexes. Lorsque vous partez dans des régions chaudes et sèches, munissez-vous de cachets de sel (voir pharmacie), sinon ajoutez un peu de sel de cuisine à votre boisson.

Si vos réserves d'eau sont insuffisantes

Essayez de ne pas boire pendant les premières vingt-quatre heures. Buvez ensuite souvent, mais avec parcimonie. Dans les déserts chauds, buvez une bonne partie de la ration journalière dont vous disposez le matin, avant le départ. Gargarisez-vous pendant la journée avec de petites quantités d'eau que vous avalez ensuite. Buvez le reste de votre ration après le coucher du soleil. Evitez de marcher pendant les heures chaudes de la journée. Confectionnez-vous un abri ombragé. Luttez par tous les moyens contre la perte d'eau. Couvrez-vous entièrement pour entretenir autour de votre corps une atmosphère humide et limiter l'évaporation. Si vos vêtements sont clairs, ils réfléchissent le rayonnement calorifique. Il existe des « couvertures de survie » constituées d’un film plastique métallisé présentant une face argentée susceptible de réfléchir le rayonnement; l'autre face, dorée, est visible de loin, jouant un rôle de signalisation. Pendant la journée, tournez la face argentée vers l'extérieur pour réfléchir le rayonnement calorifique. Pendant la nuit, faites l'inverse pour éviter le refroidissement par rayonnement. Le film de plastique hermétique ménagera autour du corps un microclimat relativement humide. Ne pas parler, éviter d'ouvrir la bouche. Pour tromper la soif, sucer un petit caillou ou mâcher un morceau d'écorce.

Ne jamais boire :

• d'eau de mer, même mélangée à de l'eau douce

• d'urine; vous pouvez éventuellement l'utiliser pour nettoyer une plaie

• de sève d'aspect laiteux (latex) : la plupart sont toxiques

 

2. Recherche et Extraction

 

Dans les régions peuplées ainsi que dans les montagnes d'Europe, la recherche de l'eau ne pose généralement pas de très gros problèmes. La morphologie du terrain et la végétation fournissent des indications précieuses.

Dans les plaines alluviales

Les nappes phréatiques sont rapidement accessibles au bord des cours d'eau ou à l'arrière des plages. Il suffit de creuser un trou et, lorsqu'on atteint l'horizon humide qui correspond au niveau hydrostatique local, l'eau sourd des parois. Sur l'océan, les sources d'eau douce apparaissent à marée basse sous forme de filets issus d'un même niveau : l'horizon des sources.

Dans les régions désertiques

Les oueds desséchés bordés de végétation présentent souvent un cours souterrain accessible. Creusez au fond d'un méandre montrant des traces de stagnation. Les animaux peuvent, par leur nature ou leur activité, constituer de bons indicateurs. Les pigeons qui doivent boire chaque jour ne s'éloignent pas trop des points d'eau. Observer le déplacement des animaux, le matin et à la tombée de la nuit. Rechercher les points de convergence des pistes des grands mammifères.

En terrain calcaire

L'eau n'est pas diffuse comme dans les sédiments poreux; elle est au contraire canalisée, et sa circulation est soumise aux caprices de la morphologie des réseaux de fentes du système karstique. C'est un peu la loi du tout ou rien. On la recherchera dans les grottes ou à la base des falaises qui reposent parfois sur une couche de roches moins perméables.

En montagne

Si vous trouvez un ruisseau sec dont le fond du lit est caillouteux, plaquez l'oreille au sol, vous entendrez peut-être l'eau ruisseler, et vous aurez alors quelques chances de pouvoir atteindre l'écoulement.

 

3. Récupération

 

L'eau de pluie

Elle peut se faire dans des récipients, dans des trous revêtus d'une nappe imperméable (plastique, tissu enduit de corps gras...) ou en étalant sous la pluie des vêtements, des tissus absorbants que l’on essore ensuite. L’on peut également intercepter le « stem-flow » des arbres. L’eau s’écoule le long des branches maîtresses, puis le long du tronc. Barrer cet écoulement avec un tissu en écharpe que l’on peut ensuite essorer ou qui peut guider l’eau vers un récipient par effet de mèche.

L’eau contenue dans la boue

Par la technique de l’éponge : laisser un linge absorbant s’imbiber puis essorer.

La rosée

Le matin, dans les régions désertiques, le peu d'humidité atmosphérique se condense au contact des corps refroidis en raison de l'importance du rayonnement nocturne. Les surfaces lisses sont particulièrement favorables à la précipitation de la rosée. On peut imaginer un récupérateur de rosée construit suivant le principe de la figure 3. Les aborigènes d'Australie la récupèrent directement sur les feuilles des plantes au lever du jour. On peut constituer une drague de tissu absorbant que l'on traîne et que l'on essore comme une serpillière.

L'eau de l'atmosphère interne du sol

En Europe moyenne, la terre contient dans ses interstices une atmosphère pratiquement saturée en vapeur d'eau. Dans les sables vifs des dunes du Sahara on a mesuré une humidité relative de 50 °7o à 50 cm seulement de profondeur. Le dispositif de la figure 4 permet de provoquer la condensation de cette vapeur d'eau. La nappe plastique transparente qui clôt hermétiquement le trou laisse passer le rayonnement solaire. La température s'élève à l'intérieur et la face interne de la nappe joue le rôle d'une paroi froide en provoquant la condensation de la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère surchargée. Une pierre ou du sable placés au milieu donnent la forme d'un cône guidant l'écoulement dans un récipient.

L'eau salée ou saumâtre

En mer, les embarcations de sauvetage sont généralement dotées d'un matériel permettant la déchloruration de l'eau de mer selon deux procédés principaux :

• chimique : les appareils à échangeurs d'ions, onéreux et à rendement faible

• physique : les distillateurs solaires

En mer, le « Solar Still » ou distillateur solaire, est un ballon gonflable transparent qu'on laisse flotter sur l'eau. Il contient des éponges que l'on imbibe d'eau de mer et dont la couleur sombre accumulant la chaleur accentue la vaporisation. L'eau se condense sur les parois refroidies au contact de la mer, et s'accumule au fond du récipient qui est pourvu d'un système de vidange. On peut espérer près d'un litre par jour et par ballon. A terre, l'eau de mer, l'eau saumâtre des lagunes littorales ou sur salée des chotts peuvent être distillées d'une façon analogue en construisant un distillateur de fortune. Un trou dans le sol, revêtu d'une nappe imperméable, est clos hermétiquement par une nappe transparente. L'eau distillée est recueillie dans le récipient placé au centre.

A partir de la neige

Dans un récipient près du feu, mettre de préférence de la neige des couches profondes qui est plus compacte : le rendement sera meilleur. Un peu d'eau au fond du récipient facilitera la fusion. Ajouter la neige par petites quantités. Pendant la marche, suspendre sous les vêtements un sac de plastique contenant de la neige qui fondra lentement grâce à la chaleur dégagée par le corps en activité. Aérer l'eau en la battant pour la rendre plus digeste.

A partir de la glace

Procéder de la même façon que pour la neige. Dans les mers arctiques, n'utiliser que la vieille glace qui est moins salée. Elle est bleuâtre et donne à la cassure des angles arrondis et polis; la glace récente, plus salée, est grise, laiteuse et très solide. En été, visiter les icebergs accessibles. Leurs dépressions contiennent de l'eau douce.

Extraction de l'eau des végétaux

Les plantes grasses ont une tige charnue gorgée d'eau. Les Opuntia (cactus), originaires d'Amérique, sont très répandus dans les régions arides qui nous intéressent. Broyez les raquettes et les fruits, et essorez la pulpe ainsi obtenue dans un linge. Attention, toutes les plantes grasses n'appartiennent pas à la famille des cactus. Il s'agit d'une adaptation au milieu aride qui se traduit par un phénomène de convergence; elles se ressemblent comme des sœurs. Certaines sont des Euphorbiacées toxiques laissant s'écouler à la cassure un suc laiteux (latex) qui permet de les éliminer facilement. Si à la cassure on remarque l'écoulement d'un liquide laiteux, il faut rejeter la plante en évitant même le contact avec la peau. Dans le Sud marocain par exemple, on peut rencontrer une euphorbe crassulescente dont le latex est caustique.

Extraction de l'eau des animaux

En mer, les poissons peuvent fournir un liquide utilisable. Les gros spécimens seront profondément incisés sur les flancs, les autres écrasés et essorés par torsion dans un linge. On peut ainsi obtenir un quart de litre d'eau par kilogramme de poisson.

En région désertique, si vous tuez par exemple une gazelle, buvez son sang et récupérez le liquide contenu dans la panse. Il suffit pour cela de presser le contenu au-dessus d'un linge qui joue le rôle de filtre grossier et de le récupérer dans un récipient ou simplement dans la carcasse de l'animal. Selon Grainger, on peut clarifier ce liquide en y ajoutant quelques morceaux de foie.

 

4. Clarification et Purification

Dans les hautes montagnes d'Europe ou dans les régions relativement humides et peu peuplées, comme la Corse par exemple, on peut boire sans crainte l'eau des sources situées au-dessus des lieux habités. Mais, en règle générale, on devra être particulièrement prudent si l'on veut éviter de sérieux ennuis de santé (voir page 121) et agir d'une manière systématique et rationnelle sans céder à des impressions. L'eau claire d'un torrent, d'un puits frais, ou celle qu'on vous offre dans des récipients sophistiqués, sous forme de boisson ou de glaçons peut être parfaitement polluée et son ingestion susceptible d'hypothéquer sérieusement votre santé. Acceptez donc plus volontiers du thé; son eau à bouillir. Pour rendre une eau consommable, on doit généralement la clarifier et la purifier.

 

a. Clarification

 

Par décantation

Laissez reposer pendant une demi- journée dans un grand récipient surélevé de manière à pouvoir siphonner. Emportez toujours un chalumeau souple long d'un mètre en matière transparente (tube de plastique) qui permet de boire dans le moindre suintement. Faute de tube flexible, utilisez une tige de nénuphar, ou bien écopez doucement l'eau de surface, en évitant toute turbulence. On peut constituer également un siphon capillaire en imbibant une mèche qu'on laisse pendre au-dessus d'un second récipient.

Par filtrage

• à travers plusieurs épaisseurs de tissus serrés.

• à travers du sable. Le sable peut être contenu dans une pièce de tissu, dans un bambou bourré d'herbe, dans une touffe d'herbes nouées.

• Enfoncer un roseau dans le sable du fond et aspirer l'eau qui filtre à travers le sédiment. Penser à perforer les diaphragmes situés au niveau des nœuds, à l'aide d'un morceau de roseau .

Par précipitation

Grâce à une suspension d’argile. Faire une pâte très liquide avec de l’argile, la diluer, l’ajouter à l’eau à clarifier et laisser reposer.

 

b. Filtrage grossier

 

La décantation ou le simple filtrage à travers le sable ou du tissu ne suffisent pas à éliminer les germes pathogènes. Toutefois, si l'on ne peut vraiment pas procéder à la purification par l'une des méthodes que nous allons indiquer, un filtrage grossier peut permettre d'éliminer certains parasites (copépodes vecteurs du ver de Guinée, bilharziose...).

Pour ce faire, boire à travers un mouchoir ou un tissu tendu au-dessus de l'eau.

 

c. Purification

 

Stérilisation physique

L'ébullition est la méthode la plus simple, la plus efficace, mais pas toujours la plus rentable et la plus aisée. Faire bouillir pendant dix minutes, laisser refroidir, puis battre pour aérer.

 

Stérilisation chimique

Se souvenir que l'action des produits chimiques dilués n'est pas instantanée. Il faut attendre en moyenne une heure.

• Eau de javel ordinaire : 4 à 6 gouttes pour 10 litres d'eau. Inconvénient : goût chloré désagréable.

• Clonazone (chloramine T) : se présente en comprimés et peut, selon la concentration, être utilisée pour donner une solution propre à la désinfection des plaies à l'aide de pansements humides (méthode Carrel-Dakin, 10 comprimés par litre d'eau), ou pour la stérilisation des eaux de boisson (1 comprimé pour 20 litres d'eau). Pour la stérilisation de plus petites quantités d'eau de boisson, on préférera les comprimés d'hydroclonazone dosés pour la purification d'un litre d'eau. Laisser agir une heure. Le goût est un peu moins accentué qu'avec de l'eau de javel.

• Iode : teinture d'iode : 10 gouttes par litre; lugol : solution iodo-iodurée, quelques gouttes. La coloration acajou disparaît en moins d'une demi-heure.

• Permanganate de Potassium : quelques gouttes d'une solution saturée par litre d'eau. La colo- ration violette disparaît également en moins d'une demi-heure.

• Micropur : c'est un sel soluble dans l'eau, exempt de chlore, résistant à la lumière, et dans lequel l'argent est fixé de façon complexe. Les ions d'argent libérés de la dissolution anéantissent les germes pathogènes et l'excédent d'ions d'argent protège l'eau contre les réinfections, assurant ainsi sa conservation. Il se présente en petites pastilles sous emballage tropicalisé : sachet de 100 pastilles, chaque pastille étant dosée pour un litre d'eau; sachet de 40 pastilles, chacune dosée pour 5 litres d'eau; tube de 20 pastilles, chacune dosée pour 20 litre d'eau. L'eau traitée par Micropur présente les avantages suivants :

- elle n'a pas de goût particulier;

- elle n'est pas nocive, même si elle a été traitée par erreur avec une dose excessive;

- elle est protégée contre toute réinfection pendant au moins un mois.

Micropur résiste à la lumière, peut se conserver très longtemps (dix ans) et n'a pas d'action corrosive sur les parois des récipients ferreux, non ferreux ou en matière plastique. Toutefois, lorsqu'on utilise pour la première fois un récipient en matière plastique :

- le rincer avec de l'eau salée (sel de cuisine);

- utiliser une dose double de la normale pour saturer les parois d'ions d'argent.

 

Stérilisation mécanique sur bougies de porcelaine

- Les filtres du type filtre Chamberland sont constitués par un manchon de porcelaine poreuse ayant la forme et les dimensions d'une bougie. L'étroitesse des pores de la céramique s'oppose au passage des germes pathogènes. Bien qu'ils retiennent effectivement les particules en suspension et les agents pathogènes, leur fiabilité n'est pas absolue car ils sont fragiles. Il faut régulièrement surveiller l'état des joints et inspecter minutieusement la porcelaine pour détecter d'éventuelles fissures. Enfin, on doit périodiquement les nettoyer par brossage à l'eau claire et les stériliser, en les faisant bouillir pendant une vingtaine de minutes.

• Les bougies filtrantes imprégnées de sels d'argent, type Katadyn. Dans ces filtres, l'eau est non seulement filtrée, mais également stérilisée par l'action des sels d'argent qui assurent en outre une auto-désinfection du filtre. On ne doit pas les faire bouillir. De telles bougies- filtres aux sels d'argent équipent des pompes portatives sur l'intérêt desquelles nous croyons utile d'insister particulièrement. Il en existe deux types principaux :

- Le filtre de poche Katadyn P.F. : il prend peu de place (poids : 700 g environ avec sa housse et sa brosse; longueur : 25 cm); son utilisation est simple, rapide et efficace. En plaçant la crépine, qui équipe le tuyau souple, dans l'eau d'une véritable ornière, on obtient, par simple pompage, une eau claire et désinfectée avec un débit de l'ordre d'un litre à la minute (fig. 10 a et b). Le manchon de céramique, dont la porosité est inférieure au micron, retient à l'extérieur les matières en suspension et les bactéries contenues dans l'eau brute. L'argent incorporé dans la céramique empêche le développement des bactéries à travers ses pores et conserve l'aseptie de la bougie. A l'intérieur du filtre, une charge de graviers de quartz argenté Katadyn prévient la pénétration et la croissance des bactéries du côté de l'eau pure. Les substances retenues sur la surface externe du filtre finissent par ralentir le débit. On les éliminera à l'aide de la brosse contenue dans la housse, ce nettoyage pouvant même être effectué dans de l'eau polluée, le côté eau pure étant à l'intérieur. Les fréquents brossages usent la bougie; lorsque sa circonférence atteint 125 mm à l'endroit le plus mince, il est recommandé de la remplacer. Sa durée d'utilisation est en fait très longue et correspond à environ 30 à 40 m3.

- Le filtre portatif Katadyn type KFT : conçu sur le même principe, il est prévu pour 6 à 10 personne (poids : 5,3 kg.; débit 2 à 3 litres/minute; hauteur d'aspiration : jusqu'à 4 m; dimensions emballé : 58 x 14 x 20 cm; )

- La filtre paille "LifeStraw" : développé par l'entreprise Vestergaard, ce filtre à l'allure d'une paille est capable de filter jusqu'à 1000 litres d'eau. Il élimine bactéries et protozoaires et permet de boire de l'eau turbide (particules > 0.2µm)


5.  Conservation et transport

L'eau filtrée et stérilisée sera conservée dans un récipient hermétiquement clos pour la protéger des mouches et des poussières, et stockée dans un endroit frais. L'eau traitée par les sels d'argent Katadyn assure son autoprotection pendant trois à quatre semaines. L’eau s'évapore, et la stérilisation de l'eau stockée doit alors être renouvelée au bout de quelques jours.

La conservation et le transport de l'eau se font dans des récipients de type classique (jerricans, bidons, bouteilles, vaches à eau, outres) ou avec des moyens de fortune (sacs de plastique, boîtes de conserve, chambres à air, seaux en pneu, peaux de bêtes, tiges creuses de bambous ou de roseau, récipients en terre cuite...). On peut rafraîchir l'eau de boisson en enveloppant le récipient dans un linge ou dans du papier journal imbibé d'eau, placé dans un courant d'air, à l'ombre. L'eau périphérique, en s'évaporant, emprunte de l'énergie calorifique à l'eau intérieure, qui se trouve légèrement rafraîchie. C'est le principe bien connu de l'alcarazas ou gargoulette.

 

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